Dandara : oui, le shojo n’est pas que de la romance

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31 juillet 2022 par sweetmadonna

One-shot shojo, Dandara attire forcément l’œil. Déjà car les one-shots shojo sont rares, très rares (trop rares ?). Ensuite parce qu’il est proposé par Akata, dont on connaît la sensibilité pour le shojo depuis de très nombreuses années. Enfin, par sa couverture pour le moins inhabituelle : ce rouge et ce noir (non, ne fredonnez pas du Jeanne Mas svp) avec ce samouraï ensanglanté ne laisse pas insensible. Et si on lit et regarde les présentations proposées par l’éditeur (liens en bas de l’article), notamment le parcours de la mangaka, Kira, la curiosité devient alors très forte.

Dandara, c’est l’histoire d’un acteur/samouraï. Second rôle et parfaite victime pour des films de samouraï, son réveil après ce qui ressemble à une sieste le met dans la peau d’un héros de l’époque du Shinsen Gumi : Sôji Okita. Rêve ? Réalité ? Voyage dans le temps ? Quoiqu’il en soit, cette dualité dans notre personnage principal sera l’élément central du récit, avec des souvenirs de son “passé” très présents, influençant ses actions, et l’envie de ne pas participer à ce moment d’histoire qu’il connaît par cœur mais dont la violence le rebute. Acteur habitué à “se faire découper”, il devient un bretteur hors pair pour qui tuer est un devoir, un plaisir. Ce combat intérieur se révèle un peu plus via le personnage féminin central du récit, à la fois ancienne petite amie et possiblement future compagne. Le seul vrai “lien” entre ses souvenirs et son nouveau présent. On notera d’ailleurs que « Sôji » ressassera beaucoup son comportement envers la demoiselle, atténuant légèrement l’effet que la scène pourrait faire aux lecteurs/lectrices.

L’histoire de Dandara possède donc ce côté “flou”, incertain, nous mettant un peu dans la peau du héros ne sachant pas exactement si nous suivons un rêve ou la “réalité”. La fin offerte, ouverte, n’apporte pas forcément toutes les réponses et peut donc laisser le lecteur sur sa faim. Mais ce qui permet au titre d’être une bonne publicité pour Kira et donne envie de découvrir d’autres oeuvres de la mangaka, c’est son graphisme. Sorti en 2001 (oui, déjà plus de 20 ans, ouch), Dandara possède un style épuré et aérien, avec un découpage qui, en lui-même, raconte une histoire. Beaucoup de choses passent par le dessin dans ce one-shot, et les passages les plus marquants n’ont même pas besoin de dialogues pour viser juste. C’est parfois poétique, enivrant, doux… Un style très agréable à regarder et qui sait être nerveux quand nécessaire et apaisant quand il le faut. On sent l’expérience de la dessinatrice.

Première oeuvre de Kira à paraître en France, Dandara est un one-shot original mais qu’il est difficile de considérer comme abouti. Il offre néanmoins une histoire très agréable et nous fait découvrir un trait que nous avons hâte de retrouver, cette fois avec une histoire construite sur la durée.

Vous pouvez retrouver la présentation du titre sur le site des éditions Akata et la vidéo ci-dessous :

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