Higanjima (volume 1) : sexe et violence, le début de LA saga de vampires

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10 novembre 2020 par sweetmadonna

A l’occasion d’Halloween, les éditions Soleil Manga offrent la possibilité de découvrir à moindre coût et en numérique une saga unique : Higanjima, l’île des vampires (premier volume gratuit, les 2 suivants à 1€99). Si sa publication papier a été compliquée chez nous (33 volumes en tout, avec 8 volumes doubles pour finir), si les suites ne paraitront sans doute jamais sous nos contrées (2 autres séries, la première de 16 volumes, la seconde de 26 volumes et toujours en cours), la série n’est pourtant pas à mettre de côté pour autant. Alors que la mode était à des séries où le vampire était beau gosse et pas si méchant que cela, avec de la romance à outrance (merci Twilight), Higanjima proposait des vampires réellement méchants, avec du gore et du sexe. Et le trait de Koji Matsumoto rendait le tout angoissant à souhait. Au Japon, le succès est tel qu’outre les suites donc, un film et des dramas ont vu le jour offrant au public une version live des aventures de Aki et ses camarades. Bref, je vous propose donc de revenir sur le premier volume d’une véritable saga, qui comme d’autres avant elle, n’aura pas eu chez nous le succès qu’elle méritait…

On est donc en présence d’un « VRAI » manga de vampires. Et cela se traduit forcément par de la violence, du sang, des larmes, et du sexe… Le titre est donc à conseiller uniquement aux plus de 16 ans, la suite allant parfois encore plus loin que ce premier volume. Koji Matsumoto introduit le titre avec quelques pages couleurs (du plus bel effet) et une découverte rapide de la fameuse île avec Atsushi, un jeune homme qui semble esseulé dans son combat contre les habitants d’un village qui ont toutes les caractéristiques de vampires. Et ce ne sont pas les « nouveaux arrivants » qui pourraient lui permettre de mettre sur pieds une « équipe » de résistants. Et cela fait désormais 2 ans qu’il est sur cette île… Aki, le petit frère d’Atsushi, tente de poursuivre sa vie d’adolescent avant de quitter le cocon familial pour la vie universitaire de Tokyo. La disparition de son grand frère 2 ans plus tôt a eu un impact très négatif sur sa confiance en lui, et le fait que son ami Ken soit le petit ami de son amour secret et amie d’enfance Yuki n’arrange rien. Leur vie va basculer le jour où Aki rencontre une jeune femme avec la trace de morsure dans le cou…

Ce premier volume pose les bases de ce que proposera la suite de la série. Des vampires décrits comme de véritables monstres, un récit saupoudré d’un peu de sexe, de la violence (poteaux enfoncés dans la tête, batte de base-ball en pleine face…) et une troupe d’amis dont on sent qu’ils vont se retrouver dans une situation compliquée pour sauver le frère d’Aki. Des prémices de ce que sera la suite donc, avec un graphisme unique qui permet au lecteur de s’immerger dans l’ambiance si particulière de l’univers créé par Koji Matsumoto. L’un des points intéressants se situe également dans les personnages : Ken, le beau gosse costaud qui sort avec la seule fille du groupe – Aki, le petit frère au complexe d’infériorité amoureux de son amie d’enfance Yuki – Yuki, l’adolescente dont tous les garçons du groupe sont amoureux – le séducteur impénitent, l’intello effacé, le peureux… Bref, l’impression d’un entassement de clichés. Mais est-ce que les situations dans lesquelles l’auteur va les mettre ne vont pas permettre de passer largement outre cette première impression ? C’est à espérer, car le synopsis nous indique bien que l’ensemble de la troupe devra faire face aux vampires d’Higanjima, avec comme seules solutions le combat ou la mort. Et c’est souvent dans ces situations, critiques, que les « vrais » caractères se révèlent… Peut-être donc pas si clichés que cela.

Avec son premier volume, Higanjima plante le décor d’une série qui annonce beaucoup de tensions et d’affrontements. Comment les amis d’Aki vont-ils se retrouver sur l’île ? Que va-t-il se passer une fois là-bas ? Est-ce qu’ils réussiront à sauver Atsushi ? Beaucoup de mystères, de questions, et d’envie de lire la suite après cette découverte. Koji Matsumoto a un talent certain pour dépeindre ce type d’ambiance, et on en redemande.

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