Ladyboy vs Yakuzas – Toshifumi Sakurai

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10 mars 2015 par sweetmadonna

Après vous avoir présenté Magical Girl of the end et le one-shot Le geek, sa blonde et l’assassin, place au troisième titre de la collection WTF ?! de l’éditeur Akata : Ladyboy vs Yakuzas. Si le titre interpelle déjà, le synopsis proposé par l’éditeur et sa présentation achèvera de vous convaincre que si un titre mérite bien de figurer dans cette collection, c’est celui-ci.

 

 

Et comme d’hab, petite présentation de l’éditeur et extrait gratuit à lire en ligne : http://www.akazoom.fr/ladyboy-vs-yakuzas-t1

 

Vous en avez ras-le-bol de King’s Game et consort ? De toutes ces oeuvres « jeux de massacre » qui se ressemblent toutes ? Si c’est le cas, le nouveau titre de notre collection WTF?! est POUR VOUS ! Élu meilleur survival manga par les libraires japonais en 2013, mais également par le magazine TV Bros, Ladyboy vs Yakuzas, l’île du désespoir, dépoussière de manière outrancière et décomplexée un genre éculé et devenu soporifique ! Imaginée par un auteur spécialiste du gekiga, cette série prévue en 5 tomes lance même un nouveau genre de survival : le freaks survival, complètement déluré et décomplexé ! Avec son ton ultra-décalé, à mi-chemin entre un film de Takashi Miike et une BD de Gotlib, son humour noir sans limite, Ladyboy vs Yakuzas, l’île du désespoir, va vous tirer des éclats de rire gras et jouissifs toutes les 3 bulles ! 

Ladyboy vs yakuza

Kôzô Kamashima était un jeune yakuza plein de potentiel. Oui, mais voilà… Ce jeune premier a eu la trop mauvaise idée de coucher avec la fille ET l’épouse de son big boss. Et comme tout se sait, chez les mafieux… Le parrain japonais, fou de rage, décide alors de se venger, et sa punition est terrible : de force, il fait opérer le pauvre Kouzou, pour lui retirer… ses bijoux de famille ?! Devenu transsexuel malgré lui, Kôzô est ensuite envoyé sur la pire île du monde entier : l’île du désespoir absolu, où vivent reclus des yakuzas sans foi ni loi. Ces derniers, privés depuis des années de présence féminine, voient en l’arrivée de « la » pauvre Kôzô un signe du destin : enfin, ils vont pouvoir assouvir leurs pulsions sexuelles. Dès lors, commence une terrible course poursuite entre Kôzô – pas encore habitué(e) à son nouveau corps – et une bande de dégénérés fous furieux prêts à tout… Y compris à s’entretuer !

Rendez-vous fin février pour découvrir le premier tome explosif de ce nouveau WTF?!, qui a déjà séduit de nombreux journalistes !

 

Capture

 

 

En voyant le titre de cette série prévue en 5 volumes (dont le dernier pourrait sortir en France en février prochain), vous devez déjà vous demander ce que cela peut bien être. Et si vous avez poussé la curiosité jusqu’à lire la présentation d’Akata, la première réaction a sans doute été : mais comment est-ce possible qu’un titre pareil puisse exister ??? Et en effet, vu son contenu, on est en droit de se demander comment une telle oeuvre a pu être publiée, au Japon tout d’abord, et encore plus en France ! Forcément, on comprend mieux la réaction des japonais lorsqu’Akata les a contacté pour acquérir ce titre : « vous êtes sûrs de vous ? C’est que ça parle de viol quand même… » Et, avec l’aplomb qu’on leur connaît, on imagine bien Akata dire : « oui, oui, vraiment, ce titre est parfait ! Il montre juste que les mecs sont cons et ne pensent qu’avec leur bite ! » (sic) Plus WTF ?! que Ladyboy vs Yakuzas, cela paraît en effet impossible, et, sous cet angle, on peut comprendre leur choix.

 

Pour faire simple, Toshifuma Sakurai ne se fixe aucune limite et nous offre un manga sans le moindre filtre. Propos très gras, très vulgaires, personnage hyper machos, femmes objets, pervers violeurs multi-récidivistes, pédophiles assumés… Ladyboy bs Yakuzas pourrait sans problème être considéré comme une apologie du viol, un pousse-au-crime, tout en traitant par dessus la jambe le changement de sexe de son héros ou son passé familial. Après 20 ans de carrière, Sakurai a voulu s’offrir un trip perso sans barrière, et il l’a fait sans hésiter !

 

Capture

 

 

Tout ce premier volume est dans la surenchère : surenchère dans le sexe, surenchère dans le crade, surenchère dans le vocabulaire, surenchère dans le graphisme… Si la série n’est évidemment pas à mettre entre toutes les mains, elle est aussi à réserver à ceux capables d’accepter sans problèmes une lecture au millième degré, où tout est dans l’excès. Les autres risquent d’avoir beaucoup plus de difficultés devant cette « chasse à la femme » qui ne recule devant rien. Certains adjectifs comme dégueulasse, débile, idiot ou inconscient peuvent apparaître là où pour d’autres, il s’agira justement des qualificatifs adéquats pour définir les qualités du titre.

 

Au final, les lecteurs de Ladyboy vs yakuzas pourront ressortir de ces presque 200 pages dans tous les états possibles : désespérés devant une telle bouse, euphoriques devant tant d’audace, prostrés devant cet OVNI… En gros : on peut adorer, on peut détester, on peut se demander ce que l’on en pense vraiment sans trop savoir quoi répondre à la question : est-ce que ce titre vaut le coup ? Une chose est certaine : ce titre ne peut pas laisser indifférent. Et quand on sait qu’Akata réfléchit à filmer le tome 2, on se demande bien jusqu’où va pouvoir aller Toshifumi Sakurai vu le contenu de ce premier opus.  Un OVNI, tout simplement.

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