Magical girl of the end – Kentaro Sato

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30 juillet 2014 par sweetmadonna

Après s’être tout doucement lancé en solo dans l’édition de manga, Akata commence à mettre les bouchées doubles. Les romans graphiques sortis (Seediq Bale et Moi, jardinier citadin), l’éditeur est passé à ses premiers shojos (Journal d’une fangirl et Bienvenue au club) tout en lançant sa propre classification (plus de détails par là : http://www.akata.fr/actus/les-collections-aux-editions-akata). L’éditeur a alors pris de court tout le monde en annonçant la création d’une nouvelle collection, bien loin de tout ce à quoi il nous avait habitué jusque là : la collection WTF ?! (allez hop, un lien de plus ! http://www.akata.fr/actus/annonce-collection-wtf ). Magical Girl of the end est donc la première série de ce nouveau label, avant un one-shot prévu à l’automne. Et son synopsis (voir plus bas) suffit à lui seul pour comprendre la légitimité du titre dans cette collection. En se diversifiant et en n’étant plus l’éditeur de titres engagés ou de shojos différents, Akata semble s’ouvrir les portes d’un nouveau lectorat, plus mainstream, sans doute plus nombreux, et l’essai semble concluant puisque le titre a été le plus vendu par l’éditeur à Japan Expo début juillet. Il faut dire aussi qu’ils avaient mis les petits plats dans les grands avec des mannequins à l’effigie des magical de la série grandeur nature.

 

 

Bref, l’éditeur a tout fait pour que le titre soit un succès et il semble que cela ait fonctionné ! Reste à voir maintenant si la qualité est là et si le buzz va pouvoir se poursuivre sur la durée.

 

L’auteur : Kentaro Satô

Rien de mieux pour présenter un auteur que sa biographie officielle fournie par son éditeur français.

 

Né un 1er décembre, dans la préfecture d’Osaka. Il débute sa carrière en 2008, avec une histoire courte intitulée « Kui King Omega », prépublié dans les pages de l’Akamaru Jump (Shueisha).

Par la suite, il signe quelques histoires courtes dans les pages du Weekly Champion, avant de lancer en 2012, à l’occasion de la création du Monthly Champion, « Magical Girl of the End ». Cette série devient si populaire qu’il en lance en juillet 2013 un spin-off, « Magical Girl Site », qui est prépublié sur le site web « Champion Tap ! ».

Mais son succès ne lui monte pourtant pas à la tête, et il sait rester particulièrement disponible pour ses lecteurs. Très actif sur internet, et notamment sur Twitter, il aime échanger avec ses fans, leur montrer des esquisses et croquis et répondre à leurs questions et demandes. Il participe par ailleurs également à l’incontournable évènement pour tout fan japonais de manga qui se respecte : le Comicket, où il vend directement ses productions originales sous forme de  fanzines.

Source : Akata

 

Magical Girl of the end semble en tout cas être pour l’auteur un grand défouloir, où il nous distille un à un tous les éléments qu’il apprécie, quitte à rendre le titre encore plus WTF.

 

 

La série :

 

Comme pour l’auteur, Akata nous a offert une présentation officielle sur son site internet de la série. La voici :

 

Quand un jeune auteur japonais revisite une des figures des plus colorées et innocentes de la culture pop japonaise à la sauce zombie hollywoodienne, le résultat est particulièrement trippant ! Avec sa série, quelque part entre L’armée des morts, Walking Dead et Ring, Kentarô Satô nous embarque dans un récit gore et implacable, mêlant science-fiction et fantastique, le tout doté d’un scénario se révélant habilement aux fils des tomes ! Boobs, gore, action non-stop, persos déjantés et magie noir sont les ingrédients de ce nouveau shônen aussi jouissif que passionnant… Car cerise sur le gâteau, il y a même un vrai scénario ambitieux ! À noter queMagical Girl of the End inaugure en fanfare la toute nouvelle collection « WTF ?! » des Éditions Akata. Ça promet du lourd !

Kii Kogami est un lycéen que tout ennuie… même ses potes ! Débonnaire, il prend malgré tout la vie comme elle vient, même s’il se dit qu’elle serait peut-être un peu plus excitante s’il arrivait à sortir avec une nana sexy… Mais ça, il ne le saura jamais ! Car son quotidien va basculer dans l’horreur quand une drôle de fillette armée d’une « adorable » baguette magique, va défoncer la tête de son prof de sport ! En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le lycée tout entier va être massacré… et les rares survivants vont devoir fuir pour survivre ! Mais hélas, c’est tout le Japon qui semble être envahi par ces magical-girls ultra-violentes et sadiques ! D’où viennent-elles ? Quelle est la véritable raison de leur apparition et… Non, tout ça, pour le moment, Kogami s’en fout ! Pour l’instant, il lui faut juste survivre ! Mais comment y parvenir quand les « zombies » qui vous poursuivent ont des super pouvoirs ?!

 

Source : Akata

 

Et, comme souvent, Akata propose également quelques pages pour découvrir le titre sur Akazoom. C’est par là : http://www.akazoom.fr/magical-girl-of-the-end-t1

 

 

Les deux premiers volumes :

 

Que l’on découvre Magical girl of the end par son synopsis ou la prépublication dont le lien est fourni  plus haut, on ne peut s’empêcher de voir dans le titre un mix entre plusieurs autres séries déjà sorties sous nos contrées. Car les titres sur le thème des zombies ou des « jeux de la mort » sont nombreux ces derniers temps et un titre de plus pourrait bien être celui de trop. Le début de MGOTE est donc fortement ressemblant de celui de Highschool of the dead : les héros au lycée, une situation qui part en cacahuètes en quelques minutes, les zombies qui se multiplient, la fuite, la recherche d’un lieu sûr, la fille aux obus mammaires… Bref, les ressemblances sont nombreuses. On peut aussi considérer que des titres tels que Hakaiju ou Alice in Borderland (pour le côté tordu d’un personnage en particulier) contiennent des éléments communs avec l’œuvre de Kentaro Sato. Mais un final, c’est surtout le type de récit, très spécifique et codifié, qui veut cela. Bref, si ces points peuvent être des défauts, ils font surtout partie d’un cadre « inévitable » du genre.

 

MGOTE3

 

Là où Kentaro Sato va proposer un « angle nouveau », c’est dans la nature même de ces morts-vivant zombies tueurs : des magical girls. Oui, ces petites filles aux pouvoir magiques deviennent dans l’œuvre de Sato de terribles créatures, explosant des têtes par-ci, démembrant des adolescents par-là, le tout en lançant un « Magicaaaaaaal !!!» glaçant. Et l’auteur ne s’arrête pas là : plusieurs sortes de Magical Girl semblent exister, entre les « originelles », celles apparemment moins intelligentes et les « transformées », zombies décérébrés en tenue de magicienne. Et alors que l’on assiste à une invasion venue du ciel, la fin du second tome tend à prouver que tout ceci est l’œuvre d’un homme, dont les motivations demeurent pour le moment secrètes. Si on ajoute que certains de nos lycéens ne semblent pas être encore vivants par hasard ainsi que le personnage du flic pervers qui s’assume, on obtient un tout réellement WTF et on se demande bien ce que l’auteur peut nous réserver pour la suite.

 

MGOTE2

 

Ce WTF se répercute même dans le graphisme de Kentaro Sato, où les scènes de carnages ne lésinent pas sur les giclées de sang, où les gros plans sur les corps explosés sont légions et où les têtes de nos « charmantes » créatures sont loin d’être des stéréotypes. Le tout est donc parfois gore, parfois cliché (la jeune fille aux gros nichons), mais très dynamique dans les scènes d’affrontement et avec un sens du découpage (dans tous les sens du terme) et de l’encrage aiguisé qui bonifie l’ensemble.

 

MGOTE1

 

Finalement, la très grosse interrogation qui demeure après la lecture de ces 2 premiers volumes concerne la manière dont l’auteur va nous raconter son histoire. A-t-il prévu une histoire « qui se tient » ou a-t-il décidé de nous offrir du WTF de bout en bout, avec des explications capillotractées ou farfelues, voire pas d’explications du tout ? En attendant d’obtenir des réponses à ces questions légitimes, contentons-nous d’observer ce WTF intense, en espérant qu’il nous mène malgré tout quelque part. Akata annonce un gros coup de théâtre dans le volume 3, qu’on attend donc de pied ferme ! L’éditeur ne pouvait sans doute pas trouver mieux pour lancer sa collection que ce titre au pitch improbable. A suivre…

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