Kuzuryu – Shotaro Ishinomori

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21 mai 2014 par sweetmadonna

Après Hokusai et Kamen Rider, place à une troisième oeuvre du prolifique auteur Shotaro Ishinomori, Kuzuryu, gros one-shot de plus de 670 pages paru dans le collection Sensei de Kana et dont le personnage principal est un apothicaire ambulant à la recherche de son passé.

 

 

Le synopsis :

 

Un vendeur ambulant de médicaments nommé Kuzuryû, est aussi un tueur à gages. Il est à la recherche de son passé, se souvenant uniquement que sa mère a été assassinée. En chemin, il rencontre un joueur de luth aveugle qui lui prédit son destin…

 

L’histoire :

 

Retrouvé par son père adoptif coincé sous le corps sans vie de sa mère, assassinée avec tout son village, Kuzuryu n’a qu’un seul objet qui le relie au meurtrier de sa génitrice : un dragon en or, appelé Kuzuryu, le nom qu’il s’est lui-même donné. Devenu apothicaire ambulant, il guérit le mal, quel qu’il soit : il est en effet pourvoyeur de remèdes mais également tueurs à gages, sous certaines conditions. Son but ? Retrouver le possesseur du Kuzuryu, tueur de sa mère, forcément riche et influent. Il apprendra, progressivement, l’origine de cet artefact, ce qu’il cache, et pourquoi certains sont prêts à tuer pour le posséder…

 

Les points forts :

 

On connaissait Shotaro Ishinomori pour ses récits de SF, dont certains sont devenus totalement cultes (Kamen Rider, Cyborg 009). On sait aussi qu’il est capable de proposer des titres différents, que ce soit des biographies de personnages célèbres (Hokusai, Miyamoto Musashi) ou des récits d’enquêtes (Sabu et Ichi). Ici, il nous offre une longue quête, parsemée de combats au sabre, de paysages splendides et mâtinée d’un mystère qui s’épaissit avant de se conclure totalement. Bien loin des humanoïdes auxquels il nous a habitué, Shotaro Ishinomori nous montre qu’il possède plus d’une corde à son arc. Il a surtout cette volonté de ne pas attendrir la vie et les morts violentes de personnages que l’on vient de connaître ou que l’on côtoie depuis plusieurs chapitres sont légions. Bref, nous avons là un récit consistant, prenant, qui se lit aisément et servi par un graphisme à la fois vif, immersif et parfois contemplatif.

 

Les points faibles :

 

Pour certains, le style « vieillot » de l’auteur pourra forcément rebuter, tout comme le format (un gros pavé, mode dictionnaire). Il s’agit là du principal frein, le récit étant suffisamment consistant pour plaire au plus grand nombre, notamment les non lecteurs assidus de manga.

 

 

L’édition :

 

Un gros format donc, comme un bon vieux dictionnaire, mais avec « l’expertise » Kana, habitué de ces gros volumes (Sabu et Ichi, du même auteur, ou encore Kamui Den, de Sanpei Shirato), et qui peut donc se lire assez facilement malgré son volume. Par contre, difficile de l’amener avec vous dans les transports en commun…

 

Conclusion :

 

Aux côté d’Osamu Tezuka, le dieu du manga, Shotaro Ishinomori fait figure de « roi du manga ». Ce titre permet de mieux comprendre pourquoi. Car malgré ses titres à succès, force est de reconnaître que les récits concernés ne brillaient pas par leur originalité, demeurant très classique dans leur déroulement. D’autres, plus confidentiels (Sabu et Ichi, Le voyage de Ryu), parvenaient déjà à nous montrer l’étendu du talent de l’auteur, au spectre beaucoup plus large que les récits de SF ou de tokusatsu, dont il est le papa. Kuzuryu fait partie de cette catégorie de titres, pas forcément modelé pour le grand public, pas mainstream, pas blockbuster, mais qui dénote un vrai talent de narrateur. L’un des titres du mangaka à posséder, indéniablement.

 

Retrouver les autres articles des oeuvres de Shotaro Ishinomori sur le blog (cliquez sur le titre pour afficher l’article) :

Kamen Rider

Hokusai

 

 

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Une réflexion sur “Kuzuryu – Shotaro Ishinomori

  1. Darkjuju dit :

    Personnellement j’aime ce format unique, certes le manga est imposant, mais on tiens dans la main un manga de qualité, grand format pour un prix très raisonnable. Ishinomori nous raconte l’histoire d’un vengeance que l’on suit de bout en bout sans décrocher nous plongeant dans un Japon ancien bien retranscrit. Son seul vrai défaut est que l’histoire s’accélère un peu vite sur la dernière partie, mais le manga à une conclusion et c’est réellement appréciable !

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