Le chien gardien d’étoiles – Takashi Murakami

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14 mai 2014 par sweetmadonna

Ayant acheté tout récemment Enfances, la « suite » du one-shot Le chien gardien d’étoiles de Takashi Murakami (à ne pas confondre avec l’artiste plasticien du même nom, à l’univers bien différent), il m’a semblé tout naturel de me remettre dans l’ambiance de la série en lisant le one-shot d’origine, paru en 2011 aux éditions Sarbacane. A noter que le titre a été adapté en film live et a reçu plusieurs prix.

 

 

Le synopsis :

 

L’histoire commence par la découverte des corps sans vie d’un homme et de son chien, dans une carcasse de voiture. Fait étrange, la mort de l’homme remonte à plus d’un an, celle du chien à trois mois à peine. Flashback… Un petit employé japonais au chômage offre un chiot à sa fille. Bientôt sa femme divorce. L’homme, qui n’a plus rien, part sur les routes, accompagné, dans ce qui sera son dernier voyage, par son seul et unique ami, le chien. 2e partie : un jeune assistant social, chargé de disposer des corps découverts, décide de retracer la vie de ces deux êtres, jusqu’à leur déchéance finale. Il se remémore alors sa propre histoire avec le chien de son enfance…

 

L’histoire :

 

Comme son nom l’indique, Le chien gardien d’étoiles a pour personnage principal un chien, Happy, recueilli par une famille alors qu’il avait été abandonné dans un carton. Jouant avec la petite fille de la famille, nourri par la mère, promené par le père, tout se passe très bien dans les premiers mois. Puis, progressivement, la situation change un peu. La petite fille grandit et ne joue plus avec Happy, la mère le nourrit moins souvent et le frappe lorsqu’il fait des bêtises, le père le promène toujours autant mais lui parle moins… Et voilà que le divorce est prononcé, suite à la perte d’emploi du mari. Ce dernier décide alors de partir vers le sud, avec son fidèle animal. Un long voyage, qui sera malheureusement le dernier…

 

Les points forts :

 

Takashi Murakami aurait pu nous présenter son histoire en montrant la relation entre le chien et son maître de manière assez détachée. Ce n’est pas le cas ici puisque l’auteur a décidé de nous faire profiter des pensées d’Happy, permettant de mettre en avant soit les incompréhensions, soit au contraire la communion entre l’animal et les humains qui l’entourent. Sur une histoire d’à peine 80 pages, Takashi Murakami réussit à produire quelques moments très forts, notamment lorsque Happy tombe malade ou, bien entendu, la fin du récit, que l’on connaît dès les premières pages. Pouvoir replonger également de manière indirecte dans l’histoire que nous venons de lire avec les 40 dernières pages permet également d’avoir un point de vue extérieur, toujours pertinent et intéressant.

 

 

Les points faibles :

 

En trouver un est compliqué. S’il fallait tout de même retenir un point un peu en-deçà, on pourrait considérer que le graphisme de Murakami pourrait gagner en précision, notamment lorsqu’il est question de perspective. Mais c’est un détail tellement insignifiant qu’il ne mérite pas forcément d’être noté ^^

 

L’édition :

 

Les éditions Sarbacane aiment les beaux livres et le prouvent une nouvelle fois avec Un chien gardien d’étoiles. Couverture cartonnée souple à rabats, papier de qualité, grand format, onomatopées traduites sous les bulles, traduction/adaptation de qualité (on appréciera la petite précision apportée en début de volume sur la signification du titre VO/VF), une postface de l’auteur… Bref, de l’excellent boulot pour une oeuvre qui le mérite.

 

Conclusion :

 

Difficile de lire ce one-shot et d’en ressortir totalement intact. Le récit, très touchant, parle à la fois de la difficulté de retrouver du travail pour les seniors, de la vie en solitaire contre son gré ou volontaire, des liens forts pouvant exister entre un chien et son maître, et de la fidélité extrême dont peuvent faire preuve ces animaux. Et quand on sait que cette histoire nous est contée par un habitant du pays d’Hachiko, on éprouve forcément de la tendresse. Bref, nous avons là un one-shot qui vise juste, qui touche et pourrait bien faire couler quelques larmes aux plus émotifs d’entre vous. On peut dorénavant passer au second one-shot en lien avec celui-ci, Enfances, sorti en janvier dernier.

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