Jojo’s Bizarre Adventure, Partie 3 : Stardust Crusaders – Hirohiko Araki

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18 avril 2014 par sweetmadonna

Et non, vous ne rêvez pas ! Alors qu’il s’était écoulé près d’un an entre mon article sur Phantom Blood et celui sur Battle Tendency, voici venu celui de Stardust Crusaders à peine un mois après ! On se lancera ensuite dans la lecture de Diamond is unbreakable

 

Le contexte

 

Après l’aristocratie britannique de la fin du 19ème siècle et l’Amérique des années 30, cette troisième « saison » de Jojo’s Bizarre Adventure (dernier chapitre du tome 12 au tome 28) va prendre place dans le Japon des années 70. Joseph Joestar, marié à Suzi-Q, va au Japon retrouver sa fille et son petit-fils, Kujo Jotaro, qui sera donc notre troisième JoJo. Accompagné de Muhammad Avdol, il fera comprendre à son petit-fils qu’il possède un « stand« , un pouvoir extra-sensoriel transmis par Dio, l’ennemi héréditaire des Joestar revenu à la vie. La mère de Jotaro, Holly, développant elle aussi un stand mais n’ayant pas la force psychologique pour le contenir, les Joestar partent à la recherche de Dio, caché en Egypte, afin de l’anéantir et ainsi sauver Holly. Ce dernier lancera sur la route de nos héros des stands l’ayant rejoint. Certains deviendront des alliés forts utiles pour franchir les obstacles menant à leur objectif final. Mais le temps est compté car la maladie d’Holly progresse rapidement !

 

Les personnages

 

Toute nouvelle partie de Jojo’s Bizarre Adventure à son nouveau JoJo. Ici, il s’agit donc de Kujo Jotaro. Fils de Holly, elle-même fille de Joseph Joestar et de Suzi-Q (personnages de la saison 2), Jotaro se dit possédé par un esprit malin. Il apprendra par son grand-père qu’il s’agit en fait d’un « stand », une représentation d’un pouvoir psychique qui se tient à côté de son hôte, d’où son nom. D’apparence un peu rustre (et impressionnante), il est en fait très loyal et possède une grande confiance en lui. L’une de ses caractéristiques qui marquera le lecteur est sa phrase favorite : « de mieux en mieux » (devenue « ça ne s’arrange pas » chez Tonkam). Son stand, Star Platinum, est puissant et rapide, avec une vue perçante. Rien ne lui échappe et ces « ora ora ora » quand il frappe sont devenus célèbres. Pour affronter les stands ennemis et terrasser Dio, Jotaro ne sera pas seul. Il pourra compter sur quelques alliés, certains étant même des ennemis auparavant. En premier lieu, Jotaro sera bien évidemment aidé de son grand-père, le fameux Joseph Joestar, second JoJo de la saga et manipulateur d’onde, possédant ici le stand Hermit purple, sous forme de ronces, lui permettant notamment de mettre en images des lieux ou des personnes. A ses côtés, Muhammad Avdol, cartomancien égyptien ayant rencontré Dio et possédant Magician’s Red, un stand de feu en forme d’aigle. Nos 3 héros seront rejoint par 3 autres alliés : Kakyoin Noriaki, manipulé par Dio via un bourgeon de chair et qui possède le stand Emerald Splash, capable de combattre à longue distance, Jean-Michel Polnareff et son stand Silver Chariot, escrimeur hors pair, dont l’objectif est de retrouver l’assassin de sa soeur, un manieur de stand avec deux mains droites, et enfin Iggy, un manieur de stand très particulier et travaillant pour la fondation Speedwagon. Si le grand méchant de cette partie est bien évidemment Dio, dont le stand The World s’annonce surpuissant, pas loin de 30 adversaires vont se mettre sur la route de nos héros, avec des stands d’abord inspirés des cartes du tarot puis des dieux tutélaires égyptiens. Des stands aux formes et aux pouvoirs divers et variés.

 

 

Points forts :

 

Ils pourraient se résumer en un seul mot : « stand ». L’idée de Hirohiko Araki est pratiquement déclinable à l’infini, les pouvoirs, les attributs, les forces, les faiblesses, la forme des stands pouvant tellement être variés qu’une infinité de combinaisons semble envisageable. Et si l’on ajoute que le caractère de l’hôte peut aussi avoir une influence, cette diversité est encore plus grande. Bref, il s’agit là du principal atout de cette partie, qui deviendra une marque de fabrique de la série. Les combats sont donc ainsi parfois très tactiques et il faut bien connaitre ses points faibles et ses points forts pour réussir à sortir vainqueur d’un affrontement avec un autre stand. Les poses prises par certains personnages et si particulières à la série sont également ici très présentes, offrant une vraie identité à l’oeuvre. On apprécie également de retrouver dans cette partie une ambiance plus horrifique, un peu comme pour la première partie. L’auteur utilise les stands pour nous offrir toutes sortes d’ambiance permettant de rompre avec la monotonie du genre. Mention spéciale au combat Iggy contre Pet Shop, unique en son genre. On appréciera également l’affrontement final, rondement mené, avec son lot d’émotions fortes où notre petit coeur ne sera pas épargné. Et nous faire voyager à travers le monde ainsi, c’est plutôt agréable. Graphiquement, Araki commence à trouver « son » style et il est désormais bien loin de ses débuts hokutonokeniens. Certaines pleines pages sont magnifiques et son découpage, avec notamment des cases à l’horizontale, obligeant le lecteur à tourner son volume, n’est pas scolaire. Un bon point de plus.

 

 

Points faibles :

 

Une légère impression de bricolage apparaît lors de l’arrivée de nos héros en Egypte. En effet, alors que tout semble indiqué que les stands sont calqués sur les cartes du tarot et sont donc en nombre limité, Araki sort de son chapeau les dieux d’Egypte pour imaginer 9 nouveaux adversaires. Et on trouve parmi eux un stand sans hôte, alors que jusqu’à présent, c’était l’hôte qui développait un stand et non l’inverse… Bref, tout cela semble un peu arriver comme un cheveu sur la soupe. Si l’on ajoute une très grosse routine qui s’installe pendant tout le voyage, avec un schéma très répétitif, on ne peut s’empêcher de se dire qu’il y avait mieux à faire que ce parcours finalement très classique malgré les excellentes idées liées aux stands et à leur pouvoir. On notera également quelques retournements de situation peu convaincants et des passages légèrement caricaturaux. Enfin, on pourra reprocher deux/trois détails au combat final et à l’épilogue de cette saison, avec des ficelles un peu grosses…

 

 

L’édition :

 

Bon, on ne va pas se répéter : les volumes édités par J’ai Lu avaient de gros défauts, particulièrement visibles sur les pages qui étaient originellement en couleurs, beaucoup trop sombres ici, certaines étant difficilement lisibles. LE gros défaut de cette édition. Mais on notera également quelques coquilles diverses et variées, comme les stands d’Araki… Malgré tout, la bonne conservation de ces livres de 10 ans d’âge est une bonne surprise.

 

Conclusion :

 

Si tout est loin d’être parfait, cette partie de Jojo’s Bizarre Adventure est un véritable tournant dans la saga. La création des stands ouvre tout un tas de possibilités pour le futur de la série et on ne peut qu’avoir hâte de lire la suite. Partie la plus longue de la saga jusqu’à présent, Stardust Crusaders souffre d’un récit très linéaire mais impressionne par son inventivité. Si vous ne possédez pas la série, Tonkam la réédite actuellement et prévoit la sortie de Phantom Blood en juillet et celle de Battle Tendency en janvier prochain.  Vous pourrez donc avoir l’intégrale de Jojo’s Bizarre Adventure pour fin 2015 dans une édition récente ! Foncez !

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3 réflexions sur “Jojo’s Bizarre Adventure, Partie 3 : Stardust Crusaders – Hirohiko Araki

  1. Darkjuju dit :

    C’est un bon résumé de la partie 3. Araki innove en arrêtant l’onde et invente le concept de Stand. Cette partie ne cherche pas a surprendre par son scénario mais par ce nouveau concept. Le scénario est répétitif car il s’inspire du jeu de l’oie,à chaque lieu un combat. Les stands sont pour le moment simple mais inventif, chaque combat apporte sont lots de nouveautés et d’originalités que l’on retrouve dans peu de manga de cette époque (1989/92). Une bonne introduction d’un nouveau concept qui s’affinera dans les futures saisons.
    Araki impose des règles qu’il aime lui même transgresser pour surprendre le lecteur.
    Et surtout c’est un plaisir de retrouver Joseph plus agé qui rejoint l’aventure et suivre la ligné de la famille.

  2. Lox dit :

    Article sympa! Juste une petite rectification: Stardust Crusaders n’est pas le plus long de la série, en fait toutes les parties qui suivent sont plus longues (même Steel Ball Run, puisque c’est là que le manga est passé en mensuel, donc les 94 chapitres sont beaucoup plus gros que les 150 habituels).

    J’attends avec impatience l’article sur Golden Wind! (que j’ai fini récemment… j’ai trouvé que les combats étaient un peu dur à suivre d’ailleurs e.e)

    • sweetmadonna dit :

      La phrase n’était sans doute pas assez claire mais je parlais de « partie la plus longue jusqu’à présent », c’est-à-dire en ne prenant en compte que les 3 premières (en faisant abstraction de la suite donc ^^).

      Pour Golden Wind, ça viendra sans doute un jour… Il faut que je me remette à la lecture mais je manque de temps pour cela. 😦

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