Kamen Rider – Shôtaro Ishinomori

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4 avril 2014 par sweetmadonna

En 2013 (en juin et novembre), Isan Manga a publié pour la première fois en France dans une édition luxueuse l’une des oeuvres cultes de Shôtaro Ishinomori (Cyborg 009, Sabu et Ichi, Hokusai, Le voyage de Ryu, Kuzuryu…), Kamen Rider. Retour sur cette série en 2 volumes qui a marqué des millions de lecteurs au Japon.

 

L’histoire :

 

Suite à un accident pendant une course de moto, Takeshi Hongo, brillant étudiant en biochimie, se réveille pendant la procédure organisée par un groupe terroriste censée le transformer en un cyborg surpuissant. Il parvient à s’échapper avant de subir un lavage de cerveau, et va combattre l’organisation armé de ses nouveaux pouvoirs. Voilà donc le synopsis officiel de la série, qui plante le décor de Kamen Rider : un héros cyborg qui va lutter contre l’organisation l’ayant transformée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les points forts :

 

Il y en a un d’indéniable et qui fait fi de toute considération sur la qualité intrinsèque de l’œuvre : Kamen Rider est un titre culte. Tout est dit ou presque. Faisant partie de l’imaginaire nippon depuis sa création, le personnage de Shotaro Ishinomori a autant marqué les japonais que son Cyborg 009 ou le Astro d’Osamu Tezuka. Bref, rien que pour tout ce que représente ce titre dans l’histoire du manga, Kamen Rider doit être lu et possédé. Et puis il faut reconnaître que l’on a là deux très beaux objets. Les graphismes sont également une force du titre, le style d’Ishinomori étant très moderne pour l’époque (tout début des années 70).

 

Les points faibles :

 

Si Shotaro Ishinomori fait preuve d’un découpage et de plans assez modernes pour l’époque, on ne peut s’empêcher d’être un peu déçu du contenu une fois refermé le second et dernier volume de Kamen Rider. En premier lieu parce que l’on a l’impression de relire une nouvelle fois la même œuvre. En effet, les grosses ressemblances entre Kamen Rider et Cyborg 009 empêchent de pleinement apprécier le titre. La base de départ est déjà fortement similaire avec celle de Cyborg 009 : un homme est transformé en cyborg  tout de même par un groupe terroriste mais réussit à s’échapper et se jure de lutter contre cette organisation. Voilà, le scénario est posé et s’en suivront des combats contre les autres cyborgs créés par les fameux terroristes. C’est trop faible pour réellement passionner et même si certaines idées sont sympathiques, on a du mal à se dire que l’on lit une œuvre majeure.

 

 

L’édition :

 

Couverture rigide, grand format, papier de très bonne qualité. Tout justifie le prix plus élevé que la norme pour cette édition d’Isan Manga. Finalement, on ne peut faire qu’un seul reproche, mais on peut considérer tout de même qu’il est de taille : aucun appareil critique n’est proposé avec les 2 volumes. Ainsi, ce sera au lecteur curieux d’aller chercher l’aura qui entoure cette série, notamment tout ce qui concerne les multiples autres œuvres dérivées (que ce soit en séries mangas, en parodie, en inspiration pure, en animé, en film live…). Kamen Rider fait partie de ces titres dont les japonais parlent encore aujourd’hui (avec une série manga en cours par ailleurs, Shin Kamen Rider Spirits) et, même si son édition en France est déjà une victoire pour les amoureux d’œuvres du patrimoine de la BD nippone, resituer le contexte et l’influence du titre sur les décennies suivantes n’aurait pas été de trop. Bref, c’est vraiment dommage et on espère que pour les prochains titres de l’éditeur un effort sera fait de ce côté-là.

 

Conclusion :

 

Si on veut posséder des titres ayant marqué durablement l’histoire du manga, Kamen Rider est un indispensable, au même titre qu’un Astro Boy ou un Cyborg 009 par exemple. Si l’histoire ne va pas vous emmener vers des contrées inconnues (encore plus si vous avez déjà lu Cyborg 009), elle se laisse lire avec plaisir et connaitre l’origine de ce héros emblématique est un petit plus dans votre culture personnelle, le tout dans une édition de très bonne facture avec un très bel objet qui fera joli dans votre bibliothèque aux côté des autres titres d’Isan Manga. Mais il vous faudra pour cela débourser près de 60€ et il ne tient donc qu’à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

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Une réflexion sur “Kamen Rider – Shôtaro Ishinomori

  1. Darkjuju dit :

    Tu résume très bien le problème de Kamen Rider, c’est une très bonne lecture, prenante, sans temps mort et qui a bien vieilli, mais le prix de l’édition (aussi luxueuse qu’elle soit) est un vrai frein à l’achat. La série est géniale mais ne vaut pas non plus 60€. Toutefois une fois les livres en main ont oublie le problème du prix par leur qualité et on se régale de la lecture car se sont des beaux bouquins!.

    N’ayant pas encore lu Cyborg 009 je n’ai pas de eu le problème de la comparaison. Le manga date des années 70 et j’ai été surprit (positivement) par les choix osés de l’auteur sur le héros que je ne peux hélas pas reveler pour ne pas gâcher le plaisir de lecture 😉
    Le dessin est dynamique, l’auteur abuse un peu trop sur les pages pleines et double pages mais on apprécie le détails de ces planches. L’histoire, bien qu’entrainante, se termine un peu vite et on regrette que l’auteur n’ai pas pris plus de temps de faire passer son message.
    Kamen Rider est une oeuvre culte, une oeuvre à lire qui pose les bases de Tokusatsu/Sentaï, ne fait pas ton radin et achète les bordel de dieu 😀

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