J.Boy – Junichi Noujou

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26 mars 2014 par sweetmadonna

Lorsque j’ai quitté mon précédent blog et que j’ai lancé celui-ci, je m’étais dit que je ne proposerais que des articles sur des titres disponibles en intégralité chez nous et donc que je laisserais de côté les volumes unitaires. Finalement, je vais inaugurer aujourd’hui une catégorie « Les dernières nouveautés« , où j’aborderais quelques tomes 1 sortis dernièrement. On commence donc par J.Boy, l’un des derniers titres proposés par Akata à Delcourt avant leur séparation de la fin d’année dernière. Et qui dit nouvelle catégorie dit nouvelle mise en page spécifique à ces tomes 1. Comme d’habitude, n’hésitez pas à faire des remarques/suggestions afin d’améliorer la lisibilité de l’avis ! Vous pouvez  le faire en commentant directement cet article, sur le facebook du blog ou sur twitter.

 

 

Le synopsis :

Île-prison. Un jeune détenu sans identité est tenu à l’écart des autres prisonniers. Le bruit court qu’il est le J.boy, un robot appartenant à la plus puissante triade d’Asie, conçu pour jouer au billard. Tandis que la rumeur se répand, un homme accoste l’île. Il paraît que ce dernier avait l’habitude, dans sa jeunesse, de parier des territoires pour le compte de yakuzas lors de matchs de billard…

 

 

La mise en place :

Troisième titre de Junichi Noujou à sortir en France (après Tokyo fin d’un monde chez Delcourt et Docteur Koh chez Casterman), J.Boy interpelle en premier lieu par son synopsis, où il serait question de résoudre certaines affaires mafieuses par des parties de billard. Au final, le scénario est un peu plus complexe que cela mais il est difficile de se prononcer sur les qualités du titre après cet unique premier volume (sur 6 – 3 pour la première série, 3 pour la seconde).

 

Nous découvrons donc dans ce tome un jeune homme amnésique, incarcéré dans une prison basée sur une île et qui a droit à un traitement de faveur de la part du directeur de celle-ci, suite aux consignes d’un homme mystérieux mais apparemment très puissant. Et lorsque le jeune homme tente de s’enfuir de sa cellule, les premières réponses et de nombreuses questions font leur apparition…

 

Si le thème du billard a fortement fait parler lorsqu’il a été question du titre, nous nous rendons vite compte que celui-ci est, en tout cas pour le moment, est très secondaire. Il est question d’une partie, d’un entrainement et d’une partie à venir, sachant qu’aucune de ces parties n’est développée, ne prenant ainsi pas plus de quelques pages. J.Boy est en fait un manga nous parlant vaguement des triades, de leurs règles, des jeux de pouvoirs, mais aussi d’une romance qui semble avoir tout changé, avec une partie science-fiction portée par la nature de notre héros.

 

 

Les personnages :

 

Bien évidemment, nous avons d’abord le J.Boy. Jeune homme d’une quinzaine d’année, J.Boy est amnésique au début de notre histoire et ne se rappelle ni qui il est, ni d’où il vient. On sait par contre qu’il fait tout pour protéger ses mains… Il semble finalement être un cyborg créé à l’image du patron d’une triade,  Ô Shibun, autre personnage central de ce premier volume. Parti de tout en bas de l’échelle pour attendre les plus hautes responsabilités, Ô Shibun se nomme en fait Jin Kazama, qui est donc également le nom du J.Boy, quasiment aveugle et qui semble avoir des projets pour son « robot ». C’est ainsi qu’il demande à Otomaru, un tueur professionnel,d’aider le J.Boy à s’évader et de l’entraîner notre jeune héros au billard… Le passé d’Ô Shibun a d’ailleurs toute son importance, puisque Jun sera amené à « affronter » dans une partie de billard monsieur Koïke, considéré comme un traître, et que la jeune Ô Shien, rencontrée 15 ans auparavant, semble avoir eu une influence non négligeable sur le destin d’Ô Shibun..

 

 

Le graphisme :

 

Comme souvent, ceux connaissant l’auteur pour ses précédentes œuvres ne seront pas surpris. Le style de Junichi Noujou se veut assez réaliste, très expressifs dans le regard de ses personnages notamment malgré une impression de rigidité qui peut parfois se dégager des visages. Son découpage est parfois très cinématographique, comme dans la scène de l’évasion du J.Boy. Difficile de trouver de réels défauts dans le style global, très propre et proposant des chara-designs suffisamment variés pour que l’on ne confonde pas un personnage avec un autre. On peut juste dire que le découpage dilue fortement l’action et que nous nous retrouvons donc à tourner les pages très rapidement, ce 1er volume se lisant très vite.

 

 

Les attentes pour la suite :

 

Elles sont nombreuses. En général, c’est plutôt une bonne chose même si, du coup, c’est à double tranchant. On attend donc désormais pour la suite des réponses à nos questions (pas à toutes tout de suite mais tout de même un peu). Pourquoi le J.Boy a-t-il été créé ? Comment Ô Shibun est-il devenu presque aveugle ? Est-ce que cela a un lien avec les conséquences de cette partie de billard il y a 15 ans ? De cette rencontre avec cette jeune fille ? De la trahison de monsieur Koïke ? Comment Jin Kazama est-il devenu Ô Shibun ? Bref, ce premier tome pose des questions qui devront trouver des réponses, tout du moins partiellement, afin que la suite continue à intriguer. En tout cas, il y a matière.

 

 

Les réserves pour la suite :

 

Cela rejoint les attentes. Trop de questions sans réponses peuvent finir par perdre le lecteur, qui aura l’impression d’avancer à tâtons, voire même dans le brouillard le plus opaque. Il faut donc des réponses rapidement. La deuxième  réserve concerne le rythme du récit. Comme dit plus haut, la lecture de ce tome est très rapide. Si les suivants le sont tout autant, le contenu risque d’être un peu juste. Mais rien n’indique que ce sera le cas. On peut aussi se demander si le mélange des genres n’est pas un peu excessif : manga de yakuzas, manga de billard, manga de SF, manga d’amour… Si l’auteur parvient à doser tous ces éléments, ce sera parfait. Mais le doute est permis.

 

 

A suivre ? 

 

Malgré quelques réserves finalement fondées sur des impressions, J.Boy a le mérite de poser des questions et de susciter une envie d’obtenir les réponses de la part du lecteur. Junichi Noujou joue un peu sur tous les genres, interpelle un peu en mettant le billard au milieu de tout cela, mais s’en sort, pour le moment du moins, pas trop mal. On lira donc le second volume avec attention, dont la date de sortie n’est pas encore annoncée par Delcourt.

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